Exposition | 13 > 29 mars

Chapelle de l’ancien hôpital général, rue Sainte-Rose

Accès libre 
13h > 19h – Du mardi au samedi
14h > 18h – Le dimanche

Anne-Sophie EMARD

Fleuves | 2020 | Anne-Sophie EMARD (FRA)
Création originale | Présentation en 1ère mondiale VIDEOFORMES 2020

F comme Fleuve

2020 | Installation, séquences vidéo 

Production Centre Hospitalier Sainte-Marie Clermont-Ferrand avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne – Rhône-Alpes, de la Région Auvergne – Rhône-Alpes, de l’Agence Régionale de Santé Auvergne – Rhône-Alpes, de la Ville de Clermont-Ferrand, du Conseil Départemental du Puy de Dôme. 
Fleuve

2020 | Sculpture vidéo

Projection vidéo en boucle sur 200 écoinçons en bois (30cm x 30cm x 10 cm), recouverts partiellement de miroirs.
Production Centre Hospitalier Sainte-Marie Clermont-Ferrand avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne – Rhône-Alpes, de la Région Auvergne – Rhône-Alpes, de l’Agence Régionale de Santé Auvergne – Rhône-Alpes, de la Ville de Clermont-Ferrand, du Conseil Départemental du Puy de Dôme et de VIDEOFORMES. 

Comédienne : Anne Gaydier
Traitement son et image : Pierre Levchin
Dans le cadre de cette exposition, le film est présenté sous la forme d’une installation vidéo. Le film est ici « découpé » en 8 parties de 7 minutes environ chacune, diffusé sur 8 moniteurs.

Qu’est-ce que ça veut dire de se tourner vers l’Histoire ? Quels sont les enjeux ?

À mon avis, on ne peut pas échapper à la relation à soi-même et à son histoire. 

Une voix féminine prononce ces mots au cœur d’un monologue lancinant qui raconte trente-trois témoignages d’hommes et de femmes dont les vies sont étroitement liées au monde de la psychiatrie. Cette voix off est au premier plan d’un film dont elle incarne la colonne vertébrale. Autour d’elle, des images se greffent, se délitent, échappent au regard qui se voudrait documenté d’une histoire tangible. Car parler de la mémoire d’un hôpital psychiatrique situé au cœur d’une ville révèle ici notre incapacité à retranscrire le réel.

Anne-Sophie Emard, clermontoise, connaît bien la ville qui entoure l’Hôpital en question. À travers le prisme de la folie, elle l’explore sous un nouveau jour et nous propose un film qui fonctionne comme un enchaînement de souvenirs-écrans, ces souvenirs qui s’isolent sur un fond d’oubli d’à peu près tout le reste, à tel point qu’on se demande d’où ils viennent.

Transformer la mémoire d’un hôpital psychiatrique en fleuve, tel est le défi de cette œuvre dont la réalisation se finalisera sur le lieu d’exposition lors d’une résidence d’un mois réalisée en partenariat avec VIDEOFORMES.

Anne-Sophie Emard a imaginé que la mémoire de l’hôpital est semblable à une matière liquide qui charrie une quantité abyssale de souvenirs. Certains remontent à la surface, la majorité reste enfouie dans des profondeurs inatteignables. Comme le fleuve, cette mémoire traverse des contrées dont elle retient quelques images se reflétant dans ses eaux, des sédiments dont il faut étudier la composition et ses noyés dont on tait le nom.

Afin de mettre en œuvre cette « image », l’artiste a construit une sculpture entièrement modulable composée de 200 écoinçons dont les côtés sont recouverts de miroirs. Assemblés ils génèrent une surface de projection vidéo irrégulière et miroitante, comme celle d’une eau tumultueuse.

Anne-Sophie Emard a obtenu son diplôme en 1997 à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole. Elle a vécu en 2003 à Montréal dans le cadre d’une résidence d’artiste de l’Institut Français. Elle fait partie des collections du FRAC Auvergne et du Musée d’Art Roger-Quilliot qui lui a consacré une exposition personnelle en 2007 ainsi que l’édition d’un catalogue. Dans le cadre de la manifestation Paris Photo 2012, David Lynch a sélectionné une de ses photographies pour le catalogue « Vu par David Lynch ». Elle est représentée par les galeries Claire Gastaud – Clermont-Ferrand et Odile Ouizeman – Paris.

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