Exposition | 13 > 29 mars

Salle Gilbert Gaillard, 2 rue Saint-Pierre

Accès libre
13h > 19h – Du mardi au samedi
14h > 18h – Le dimanche 29 mars

Fermé les dimanches 15 et 22 mars

Nicolas CLAUSS

Frames | 2018 | Nicolas CLAUSS (FRA)
Endless landscapes | 2019/2020 | Nicolas CLAUSS (FRA)
Frames
Installation vidéo/sonore, 12 boîtes en bois, 8 écrans, 9 ordinateurs, programme et son.
Co-production 2018 Les Quinconces – L’Espal, scène nationale Le Mans – avec le soutien du DICAM (Dac pays de la Loire).
Endless landscapes
Installation vidéo, cadre en bois.
Création originale | Présentation en première mondiale VIDEOFORMES 2020.

 
Création originale

« Frames, terme polysémique qui signifie à la fois « cadres », « images » d’une séquence filmée ou encore « silhouette », est une oeuvre vidéo présentant des individus recroquevillés et contraints par la dimension des boîtes à l’intérieur desquelles ils évoluent. Les boîtes, huit caisses de bois assemblées verticalement et horizontalement pour former une pyramide, contiennent un corps, dans le même temps isolé et relié aux autres par sa condition. Pris individuellement le corps interprète sa propre partition de gestes, considéré au sein d’un ensemble, il participe à une sorte de pièce chorégraphiée. Des mouvements du corps, désormais réifié, sont détournés et manipulés pour être ralentis ou fractionnés, puis répétés. L’installation répond à un programme aléatoire générant d’infinies combinaisons. Le mode aléatoire est envisagé à la fois comme outil de travail et langage formel. Il n’engage aucune narration et permet un renouvellement permanent de ce qui se joue, sans début ni fin.

Endless Landscapes est une série de pièces vidéographiques où figurent généralement des groupes de personnes, des foules, des scènes de la vie quotidienne filmées dans l’espace public. Dans ces pièces un très court instant, d’une à quatre secondes, est exploré dans le temps et dans l’espace. La vidéo y devient un paysage en mouvement, sans début ni fin, où la temporalité est dilatée, où l’image filmée s’éloigne de sa direction première pour s’aventurer vers d’autres possibles. L’exploration de l’image qui s’appuie sur le hasard algorithmique donne une nouvelle signification, un nouveau statut à ce qui a été filmé.

Ce travail se situe entre la photographie, l’image en mouvement, le documentaire, les arts visuels, l’anthropologie visuelle peut être et sans doute les arts chorégraphiques.

A la fin des années 80, Nicolas Clauss s’engage dans la peinture en autodidacte tout en suivant des études en psychologie sociale. Il expose régulièrement une peinture faite de superpositions de matières, de photographies, de textes et d’objets. En 1999, après 6 années passées entre l’Inde, Séoul et Sydney et des premières tentatives d’installations immersives (projection diapo, super 8, sons, objets), il pressent ce que l’outil informatique peut offrir de nouvelles perspectives et s’inscrit en « Arts et technologies de l’image » avec Edmond Couchot (Paris 8). En 2001, il crée le site flyingpuppet.com où seront exposés une soixantaine de tableaux interactifs « onirico-psychanalytiques » (2001/2009). Le travail en ligne, rencontre une très large audience, fait l’objet de nombreux écrits, articles, mémoires, thèses universitaires et recevra une douzaine de prix internationaux. Pour ces tableaux et d’autres pièces, il collabore avec des musiciens, ingénieurs où chorégraphes… par exemple Somnambules (2003), un ensemble de 12 tableaux interactifs, chorégraphiques et musicaux, ou Les Portes (2006) avec J.-J. Birgé à l’espace Paul Ricard. Progressivement l’artiste abandonne les formes interactives pour se concentrer sur des pièces génératives autour de la figure humaine en prenant pour terrain d’expérimentation l’image filmée et ses modes de déploiement dans le temps et dans l’espace. En 2011 il crée Terres arbitraires, installation pour 300 portraits et 30 écrans qui se prolongera au théâtre avec Illumination(s) d’Ahmed Madani. En 2012 création de la pièce Fès, qui inaugure le cycle des vidéographies aléatoires. En 2014 commence la série de portraits en mouvement, Endless portraits (exposés au CENTQUATRE-Paris), prenant pour modèle des inconnus mais aussi des personnalités tels que Philippe Katerine, Maguy Marin, Mohamed El Khatib ou encore François Tanguy. Suivront Agora(s) (2015), Les Traversants (2017) et Frames (2018).

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